Mai 2026
Recherche
Séminaire
Résidences de recherche
Retrouver Raymonde Linossier
Le projet de Sophie Robert est de rassembler, classer et annoter tous les documents en vue de publier un volume consacré consacré à une figure féminine très peu connue mais qui a côtoyé des écrivains, des musiciens, des orientalistes et dont il nous reste une seule œuvre publiée, le roman le plus court du monde : Bibi-la-Bibiste. Cet ouvrage donnerait une version annotée du roman, ses autres écrits (liés à ses activités potassonnes, ou bibistes, mais aussi pendant sa carrière d’avocate et ensuite d’orientaliste). Puis l’ensemble de la correspondance retrouvée avec Adrienne Monnier, Sylvia Beach, Léon-Paul Fargue, James Joyce, Francis Poulenc, etc. ) et un dossier d’hommage qui n’a pas vu le jour, mais pour lequel Léon-Paul Fargue écrivit « Une Violette noire ».
Jeunesses arméniennes, entre Arménie réelle et rêvée, entre guerres et Révolution
Le projet de Cécile Lefèvre étudie les aspirations des jeunes Arméniens (en Arménie et en diaspora) après la Révolution de velours de 2018, et repose sur une collecte d’entretiens, individuels et collectifs, auprès d’une trentaine de jeunes. L’enquête a été profondément bouleversée par des événements géopolitiques qui ont impacté directement la jeunesse : la guerre Arménie‑Azerbaïdjan en 2020, l’intervention russe en Ukraine entraînant des migrations vers l’Arménie, la perte du Haut‑Karabakh en 2023 et les pourparlers diplomatiques de l’été 2025. La résidence doit permettre d’écrire deux premiers articles et de réfléchir à un projet d’ouvrage. [en savoir plus]
Création
Résidences d’auteur
Isabelle Desesquelles
“Lorsque j’écris il me semble entendre battre un autre coeur, et ses deux ventricules, le réel et la fiction. 1867, une femme en photographie une autre. Elles sont proches, à trois pas l’une de l’autre. Proches aussi car celle devant l’objectif est la nièce de la photographe. Un demi-siècle après cette séance photo, la fille du modèle écrira sur la photographe. Chacune, l’une avec des images, l’autre avec des mots, appartient aujourd’hui à l’éternité tant elles ont marqué leur temps et le nôtre. L’oeil de la première, une voix de la seconde, sont parvenus à rendre visible ce qui serait resté invisible. Révéler, là est l’essentiel pour elles. La première a photographié nombre de ceux ayant appartenu à la haute société victorienne. Les peintres, Watts ou plusieurs du courant des préraphaélites, des poètes Tennyson et Taylor, Longfellow, Browning, ainsi que les romanciers Trollope, Carlyle et Lewis Carroll, également des savants, Herschel, Darwin, ont posé pour elle. La seconde a écrit sur les plus grands romanciers Henry James, Thomas Hardy, Katherine Mansfield, les soeurs Brontë, Léon Tosltoï et bien d’autres. À son tour elle a écrit une oeuvre incomparable à aucune autre. Nous cherchons des histoires ; celle de ces deux femmes je souhaite la raconter.” [en savoir plus]
Prix résidence pour la photographie
Juliette-Andréa Elie
Son projet s’attache à une tradition ancestrale méconnue : la « soie de mer ». Filament doré servant d’ancrage à un coquillage nommé Grande Nacre, le byssus était tissé jusqu’à ce que le coquillage soit menacée par un parasite, et donc protégé. Matière mythique, chez Homère ou Jules Verne, elle est aujourd’hui préservée par les dernières tisseuses de Sant’Antioco (Sardaigne). Entre geste technique et relation sacrée à la mer, ces femmes perpétuent un savoir discret, ancré dans leur territoire.
Après avoir documenté les derniers sanctuaires de Grande Nacre, Juliette-Andréa Elie souhaite mener une enquête photographique sur ces pratiques et paysages insulaires, en y intégrant des interventions plastiques (broderies, reliefs), donnant une place à un imaginaire nécessaire. Ses « photographies-augmentées » deviennent des actes de réparation, un dialogue entre mémoire et résilience. Une quête de cohabitation, où les vivants s’hybrident, réinventent des mondes possibles. [en savoir plus]